Skip to content

Raiponce et les croyances limitantes

Grande consommatrice de films et de séries, ça fait un moment que j’ai envie de parler de développement personnel dans la pop culture – mais je n’avais pas encore de blog sur mon site. Je lance donc cette catégorie d’articles dès maintenant en vous expliquant comment et pourquoi la Raiponce de Disney est, selon moi, une allégorie des croyances limitantes. (lecture: 4 min)

Qu’est-ce qu’une croyance limitante?

Honnêtement, on peut difficilement faire plus clair et mieux nommée comme notion: c’est une croyance qui limite. C’est bien simple, tout ce que nous croyons sur nous-mêmes (ou presque) est faux. Ou en tous cas, ce n’est que temporairement vrai. Je m’explique: si petit.e, on vous a répété que vous étiez maladroit.e, alors vous êtes maladroit.e. Pourquoi? Pas parce que c’est votre nature profonde, oh non non non non non non non, comme dirait Aya Nakamura.

Vous avez simplement manqué d’adresse à un moment de votre vie, et comme on vous répété que vous étiez comme ça,  vous avez fini par le croire. Et comme notre cerveau tient à nous prouver que nous avons raison, plus nous pensons être comme ceci, plus nous agissons comme ceci; plus nous agissons comme ceci, plus pensons être comme ceci… vous le voyez, le joli cercle vicieux?

Pourquoi Raiponce en est l’illustration parfaite?

Petit récap pour ceux qui n’auraient pas vu le dessin animé: Raiponce, c’est une jeune fille qui vit enfermée dans une tour sans porte, au milieu de la foret. Son seul ami est un caméléon nommé Pascal, et la seule visite qu’elle reçoit est celle de sa mère. Cette dernière monte au sommet de la tour en grimpant sur les cheveux de Raie-Raie (lol), qui font environ 300m de long et qu’elle ne lave à priori jamais. Notre héroïne n’a qu’un rêve: sortir de sa tour une fois, une seule nuit, le jour de son anniv (je ne ferai aucun commentaire sur son manque d’ambition).  Sa mère ne vit pas avec elle, elle est souvent seule avec Pascal… Raiponce a donc tout le loisir de se barrer pépouze en glissant sur ses longueurs. Alors pourquoi est-ce qu’elle ne le fait pas? 

Sa maman – qui n’est pas vraiment pas sa reum, spolier alert – a pris soin de créer chez elle deux croyances limitantes qui sont plus efficaces que des menottes. La première, c’est que le monde est très, très, mega dangereux. Genre horrible. Genre si elle met un orteil dehors, des gens vont venir la buter pour lui voler ses cheveux magiques. Ça refroidit déjà pas mal et on comprend que Raie-Raie ne se précipite pas pour faire le tour de son jardin.

La seconde, c’est qu’elle est faible (et aussi nulle, moche, et un brin con-con). Non seulement elle est protégée de tous les dangers dans sa tour, mais en plus, si elle sortait, elle serait incapable de se défendre, se ferait avoir comme une bleue en faisant confiance aux mauvaises personnes, et crèverait en 2-2. 

Accepter de sauter dans le vide

Et puis un jour, Raiponce reçoit la visite d’un inconnu et décide de saisir l’opportunité: elle fait chanter l’intrus et le force à l’emmener faire un tour. À la base, la jeune fille a prévu de ne sortir que 3 jours et s’est arrangée pour que sa mère ne s’en aperçoive pas. Malgré tout, elle passe par une phase d’indécision que nous connaissons tous; elle lutte entre son envie de s’écouter et l’image que sa maman va avoir d’elle. Elle passe de « wow!! Je vis le rêve de ma vie, je me sens si bien, c’est génial!! » à « mon dieu, je suis une horrible personne, ma mère va se faire du souci à cause de moi et me détester ». 

Elle va pourtant aller au bout de son projet, et se confronter à ses croyances. Elle va ainsi s’apercevoir que le monde n’est pas si dangereux que ça et surtout qu’elle est loin d’être stupide et de manquer de ressources. Raiponce vient de comprendre comment se débarrasser de ses croyances.

Se défaire de ses croyances limitantes

Les croyances limitantes sont liées à nos comportements. Je ne suis pas ponctuelle, je ne l’ai jamais été. J’ai longtemps pensé que ce n’était pas de ma faute, que c’était de famille même, limite génétique, que voulez-vous. Je sais désormais que si je me mets à être à l’heure tout le temps, paf, je deviendrai quelqu’un de ponctuel. Je vous invite d’ailleurs à lire cet article de Marion (YesOuiPages) sur le sujet.

C’est aussi « simple » que ça! Si je change mon comportement alors je change la personne que je suis, l’image que j’ai de moi et celle que je renvoie aux autres. En sortant de sa tour de pierre, Raiponce a fait face à certains dangers et s’est prouvée à elle-même qu’elle était capable de les gérer. 

Quel risque à se libérer de ses croyances?

Toutes nos croyances ne sont pas bonnes à jeter. Certaines nous mettent en action, ou nous rassure. Par exemple, je suis persuadée depuis mon plus jeune âge d’être l’une des personnes les plus chanceuses du monde (croyance basée sur absolument rien). Je peux vous assurer que ça m’aide à me lancer dans mes projets, puisque je suis persuadée que tout ira bien. 

Comprendre qu’on peut changer tout ce que nous sommes en décidant d’adapter notre comportement peut faire peur au début. Serais-je toujours moi? Est-ce que je ne suis pas déjà une bonne personne? Qu’est-ce que ça peut bien m’apporter? On peut penser qu’en agissant ainsi, on se démarque trop de sa famille ou de son groupe d’amis, prenant le risque de créer des conflits ou de les perdre. Mais est-ce que ce n’est pas aussi merveilleux de se dire que tout est possible? Qu’on peut être qui on veut, qui on décide d’être en fonction de nos propres valeurs? Non, nous ne sommes pas obligés d’être une personne bornée / maladroite / retardataire / pas à l’écoute / peureuse / timide / abrupte / excessive / intolérante / susceptible / stressée si ça ne nous convient pas. 

Et est-ce que le fait de savoir que rien n’est irrémédiable, que nous pouvons agir sur nous-même et évoluer constamment, ce n’est pas hyper rassurant finalement? 

4 commentaires

  1. Marion sur 28 novembre 2019 à 11 h 36 min

    Mais oui ! Raiponce et les croyances limitantes ! J’adore le sujet et la réflexion ! C’est tellement vrai tout va et c’est tellement libérateur de se défaire de juste une croyance. C’est comme ouvrir la boîte de Pandore : après tout est possible !!!

    • admin6087 sur 28 novembre 2019 à 11 h 56 min

      Exactement! Merci pour ton commentaire, je suis contente que cet article te parle 🙂

  2. Cathelle sur 2 janvier 2020 à 11 h 58 min

    Hahaha ! Je me suis souvent demandé si ce n’était pas mon cerveau qui, pour me protéger des dangers du monde réel, me poussait à croire que je n’étais pas capable de vivre seule ! Mon cerveau = la mère de Raiponce cqfd !
    Je suis en train de lire tout tes articles et je me retiens de ne pas tout commenter 😉

    • Lauranne sur 2 janvier 2020 à 16 h 08 min

      ahah! J’adore cette conclusion sur ton cerveau! Merci pour tes gentils commentaires et pour tes mots, ça me touche beaucoup et me fait extrêmement plaisir!

Laissez un commentaire