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Quels livres pour prendre du recul sur la vie pendant les vacances ?

Lectures de vacances

On me demande souvent des conseils de livres pour nourrir sa réflexion personnelle, prendre du recul sur soi et sur la vie, mieux se comprendre ou encore se détacher des injonctions sociales. Je me suis dit que les vacances d’été représentaient le parfait moment pour vous proposer une sélection d’ouvrages qui répondent à ces demandes. Voici donc mes recos (sélection garantie sans « les 4 accords Toltèques » et les « 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ») ! Et pour qu’il y en ait pour tous les goûts, j’ai demandé à Stéphanie de la librairie inclusive « Les livres qui sèment » de faire sa propre sélection de livres pour enfants. (Lecture : 5min46)

Pour réfléchir sur soi

Le jour où j’ai réalisé que la personne toxique c’était moi,  de Christine Berrou

Un jour, une de ses potes a dit à Christine : « meuf, je vais prendre mes distances parce que tu es toxique ». Et ça l’a offusquée (on le comprend). Et puis l’autrice et humoriste s’est rendue chez une psy pour l’aider à gérer une rupture, et ce travail sur elle-même lui a fait réaliser qu’effectivement, elle était toxique. Pas par volonté de nuire aux autres, mais parce qu’elle avait enfoui une grande souffrance qu’elle faisait payer, inconsciemment, à la Terre entière. Alors elle a écrit ce livre pour raconter son histoire, décrire les comportements nocifs qu’elle adoptait avec les autres et de quelle façon ça se retournait contre elle, et, surtout, comment elle a réussi à évoluer pour réparer sa relation à elle-même puis aux autres. C’est cool, rapide à lire, très intéressant, ça fait réfléchir tout en restant léger et fun. 

Pour qui ? Les gens qui veulent apprendre et réfléchir sans se prendre la tête parce que c’est quand même les vacances, eh oh, faut pas déconner.

Connaître, aimer et guérir son enfant intérieur, de Stefanie Stahl

Plus ça va, plus on entend parler du concept « d’enfant intérieur », sans qu’on nous explique vraiment ce dont il s’agit. En fait, c’est simplement une façon de représenter tout ce qui nous a marqué.e, tout le vécu qu’on a accumulé pendant l’enfance. Or à priori, tout ce qu’on vit pendant l’enfance nous forge et nous permet – ou non – d’avoir confiance en nous une fois adulte. Dans ce livre, Stefanie nous explique un peu tout ce concept, ce qu’on peut en faire, et propose plein de petits exercices pour réparer les blessures de l’enfance qui nous pourrissent la vie aujourd’hui. 

Pour qui ? Les gens en manque de cahier de vacances.

L’erreur de Descartes, Antonio R. Damasio 

Damasio est professeur en psychologie, en neurosciences et en neurologie. Il a aussi, semble-t-il, une obsession pour les philosophes à l’ancienne étant donné qu’il est également l’auteur de Spinoza avait raison. Grâce aux nouvelles technologies et à l’étude de cas anciens et modernes, ce brave Antonio a réussi à prouver scientifiquement qu’on ne peut pas être rationnel et prendre de bonnes décisions sans prendre en compte nos émotions – aux chiottes, donc, le « je pense donc je suis » de Descartes. Il nous raconte tout ça dans cet ouvrage hyper intéressant et bien vulgarisé.

Pour qui ? Les gens qui aiment réfléchir en se basant sur des recherches scientifiques.

La communication non violente au quotidien, de Marshall Rosenberg

Marshall Rosenberg est un psychologue américain, connu pour avoir mis au point une façon de communiquer qui permet à la fois d’exprimer ses besoins, de poser ses limites (et donc de se faire respecter) tout en évitant les conflits. Ça s’appelle la communication non violente, et c’est vachement bien. Il en parle surtout dans son best-seller Les mots sont des fenêtres. Dans ce tout petit livre (léger et pratique à glisser dans une valise), il évoque sa méthode en l’adaptant à des situations du quotidien (tout est dans le titre, finalement).

Pour qui ? Les gens qui ont envie d’améliorer leur façon de communiquer.

Pour les petits

Un p’tit coin de parapluie, de Davina Bell, édité par Sarbacane

Dès 4 ans

Des mots rassurants et bienveillants pour vaincre les moments difficiles et les petits tracas du quotidien. Un sublime album aux couleurs pétillantes pour exprimer ses chagrins et célébrer l’amour réparateur et protecteur. 

Jabari Plonge, de par Gaïa Cornwall

Dès 3 ans 

Jabari est prêt à sauter du grand plongeoir. Mais au moment de plonger, il est envahi par le doute. Sous le regard bienveillant de son père, Jabari va retrouver confiance et le courage d’affronter ses peurs. Un album tendre et aquatique qui donne plaisir à se surpasser. 

Les grands garçons pleurent aussi, de Jonty Howley, édité par Kimane

Dès 3 ans

Tom est anxieux la veille de la rentrée des classes, mais son père lui rappelle que les grands garçons ne pleurent pas. Seulement, sur le chemin de l’école il croise beaucoup d’hommes en train de pleurer… 

Un album grand format qui déconstruit avec tact les mythes sur les larmes et la sensibilité et qui nous invite à abuser du kleenex sans complexe !

Pour réfléchir au monde du travail

Matins Clairs, de Pedro Correa

Pedro menait une vie classique, suivant à la lettre tous les codes dont on lui avait appris qu’ils menaient au bonheur. Ingénieur, marié, papa, il avait coché toutes les cases et pourtant…. Point de bonheur à l’horizon ! Il ne se sentait pas épanoui, pas heureux, et ne comprenait plus le sens de sa vie. Il a alors entamé une reconversion pour se lancer dans le métier de ses rêves (celui dont on lui avait dit « nan mais t’en vivras jamais donc garde ça comme hobby ce sera super ») : artiste photographe. C’est tout ce parcours, cette quête de soi, de bonheur et de sens qu’il raconte dans ce très joli livre.

Pour qui ? Les gens qui aiment les biographies, qui ne trouvent pas de sens dans leur travail, qui ont coché des cases et ne sont pas sûrs d’être pleinement heureux pour autant.

La vie de bureau, de Julia de Funès

D’abord, permettez-moi de vous éviter une recherche Google en répondant à la question que vous vous posez : oui, Julia de Funès a un lien avec Louis de Funès : c’est sa petite-fille. Philosophe et diplômée d’un DESS en Relations Humaines, elle a longtemps travaillé en entreprise, effectuant notamment les recrutements pour des postes auxquels elle ne connaissait rien. Elle a observé les process qui existent en entreprises, les trucs débiles qui n’ont de sens pour personne mais que tout le monde perpétue quand même parce que « on a toujours fait